Ton école de communication tu choisiras (1/3) : Universités VS Ecoles privées

J’ai beaucoup hésité à écrire cette suite d’articles et puis, après réflexion, je me suis souvenue de la lycéenne fraichement diplômée que j’étais il y a maintenant 6 ans de cela et qui ne savait pas où donner de la tête. Alors que le lycée n’est pas terminé, il est demandé de choisir une école/université au sein de laquelle poursuivre ses études : une véritable galère !

Voilà le pourquoi de ces articles : partager mon expérience ainsi que mes conseils sur les différentes voies qu’il est aujourd’hui possible de suivre dans le vaste monde des études en communication.

Au sommaire
1/3 – Universités VS Ecoles privées
2/3 – Le CELSA VS Le reste du monde
3/3 – Parcours en initial VS en alternance

Universités VS Ecoles privées

Bien évidemment, tout ce qui est écrit dans cet article n’engage que moi et moi seule.

Universités, écoles privés, IUT, IEP ou encore BTS, une chose est sûre : quand on souhaite se former aux métiers de la communication, difficile de faire un choix tant les possibilités sont nombreuses. Pour vous aider dans votre réflexion, voici un récapitulatif non exhaustif des différentes formations qu’il est aujourd’hui possible de suivre.

Formations publiques (IUT, Universités publiques, IEP, BTS)

Les formations publiques se déroulent pour la plupart au sein d’universités sauf pour l’IEP (établissements dédiés) et le BTS (diplôme se préparant dans un lycée privé ou public). Que ce soit dans le public ou le privé, vous l’imaginez aisément, toutes les universités ne se valent pas. Il sera alors de votre responsabilité de vous assurer du sérieux de l’établissement qui a retenu votre attention. Pour cela, fiez vous aux classements, au taux d’insertion professionnelle mais essayez également de récolter un maximum de témoignages d’étudiants.

Néanmoins, ce n’est pas parce que vous émettez le souhait d’intégrer une université publique « réputée » que cela se concrétisera. En effet, à l’instar du CELSA (cf : Le CELSA VS Le reste du monde) et de Sciences PO pour n’en citer que quelques unes, la sélection est rude et le pourcentage d’admis faible. Il vous faudra en effet non seulement justifier d’excellentes notes mais également réussir avec brio le concours d’entrée et l’entretien. Rassurez-vous, « échouer » à ces universités n’est pas une fin en soi et ne signifie pas non plus que vous ne parviendrez pas à atteindre vos objectifs. Il faut simplement explorer de nouvelles possibilités comme par exemple l’alternance. (cf : Parcours en initial VS en alternance) Aujourd’hui de plus en plus plébiscitée par les recruteurs, elle permet d’étudier au sein d’écoles privés à moindre coût, les frais de scolarité étant entièrement ou en partie pris en charge par l’entreprise qui accueille l’étudiant. (Petite précison, l’alternance ayant fait ses preuves à plus d’un titre, les universités publiques commencent-elles aussi à empreinter cette voie et il était temps !)

Formations privées (Ecoles, Universités privées, BTS)

Ces dernières années, les écoles privées dans le domaine de la communication/du digital se sont multipliées à tel point qu’il en devient difficile de s’y retrouver. Comme précisé ci-dessus, avant de vous lancer, assurez-vous bien de la réputation de l’école mais surtout, spécificité du privé, que le diplôme que vous voulez obtenir soit bien reconnu par l’Etat. Concernant la procédure d’admission, elle reste variable d’une école à l’autre : le concours est en effet plus ou moins difficile mais n’y aller surtout pas les mains dans les poches. Le bon vieux cliché « je paye donc je suis admis » est loin d’être une généralité. Ce qui m’amène au sujet de préoccupation numéro 1 de l’étudiant intéressé par une école privé : les frais de scolarité. Quand on sait qu’il faut compter en moyenne entre 3 000 et 8 000€ par an selon les écoles, on prend très vite peur.

Cependant, comme dans le public, de plus en plus d’établissements proposent maintenant leurs formations en alternance les rendant ainsi bien plus accessibles. Une fois le coût digéré, les écoles privées ont aussi de beaux atouts à faire valoir. L’encadrement est d’ailleurs un de ses principaux avantages : le nombre d’élève par classe est moins élevé et les cours moins généralistes qu’en université. Les étudiants bénéficient également du réseau d’anciens élèves qui peut s’avérer être un véritable tremplin dans le cadre, par exemple, d’une recherche d’emploi. 

Toutefois, les écoles ne sont pas les seules formations privées qu’il est possible de suivre.

Vous l’ignorez peut-être mais vous pouvez également opter pour un cursus en « université privée ». Méconnus du grand public, ces établissements ont la particularité d’être religieux, le plus souvent de confession catholique ou protestante. (Je vous vois venir alors je vais clarifier de suite, ces établissements sont ouvert à TOUS TOUS TOUS !) Il en existe une dizaine en France dispersés sur tout le territoire. Ces structures portent le nom « d’universités » car fonctionnant sur le même modèle qu’une université « classique » publique. On y retrouve en effet bien souvent les mêmes filières, le nombre d’heure de cours hebdomadaire y est similaire et on en sort aussi diplômé d’une licence ou d’un master. Différence notable, à l’image de l’école privée cette fois, les admissions sont restreintes afin d’apporter un encadrement de meilleure qualité aux étudiants. Mais ne vous y trompez pas, qui dit enseignement privé dit aussi frais de scolarité importants, la formation pouvant dépasser les 3000€ par an.

Mon témoignage

Vous avez maintenant les cartes en main concernant les voies qu’il vous est possible d’emprunter. Néanmoins, je voulais également à travers cet article, vous partager mon point de vue objectif d’ancienne étudiante. Petite précision, je ne pourrais cependant pas apporter mon témoignage sur toutes les formations ayant étudié pour ma part 2 ans en université privée et 3 années en alternance au sein d’écoles privées.

L‘université privée, vous l’avez surement compris, est un savant mélange entre université publique et école privée. (Je voudrais de suite balayer un apriori : ce n’est pas parce que c’est un établissement dit religieux que vous devrez être un fervent catholique et aller à la messe tous les jours ! Non, chacun y est le bienvenu et si les messes sont effectivement proposées, elles ne sont en aucun cas obligatoires.)

Pour ma part, j’y ai étudié 2 ans (L1 / L2) et, bien que j’ai ensuite souhaité poursuivre ma 3ème année en alternance au sein d’une école privée, j’en garde un très bon souvenir. Pour être honnête, et je ne pense pas qu’un étudiant passé par là dira le contraire, l’université privée c’est un peu le paradis : peu de cours (et encore, comme dans le public, tous ne sont pas obligatoires même si je vous déconseille de vous dérober trop souvent) et des classes à taille humaine. Et là vous vous dites « BINGO »,  je vous arrête tout de suite : « peu de cours » est souvent synonyme de beaucoup de travail personnel.

Malgré tout, j’ai vécu ces journées parfois très light (il m’est plusieurs fois arrivé d’avoir moins de 15h de cours/semaine) comme une opportunité et c’est LE CONSEIL que je voudrais donner aux étudiants des universités qu’elles soient publiques ou privées : faites de votre temps libre quelque chose de remarquable ! J’ai moi-même rentabilisé ce temps en écrivant pour un journal, en devenant membre de l’Association des Etudiants et en participant à des collaborations avec la banque alimentaire pour les étudiants. Toutes ces expériences, vous permettront de valoriser votre année et vous feront grandir. (Rassurez-vous vous aurez largement le temps de sortir faire la fête, l’un n’empêche aucunement l’autre je vous en donne ma parole !)

Au bout de 2 ans, j’ai souhaité en faire plus, me professionnaliser et c’est comme cela que j’ai découvert l’alternance et l’école privée. C’était en 2013 et l’alternance en communication en était encore à ses débuts. Je m’attarderai plus en détail sur le sujet dans l’article Parcours en initial VS en alternance mais je peux déjà vous dire que l’alternance a pour moi été une révélation. Je ne le cache pas, c’est aussi grâce à l’alternance et au contrat de professionnalisation que j’ai pu étudier 3 ans en école privée puisque les frais ont été à la charge des entreprises (près de 21 000€ d’économie au total et en plus un salaire mensuel qui m’a rapidement permis d’être autonome financièrement).

Outre l’aspect financier non négligeable, je conseille à tout le monde de se lancer dans ce type de cursus.

Personnellement, l’alternance m’a permis de me forger un solide background professionnel à la fin de mes études mais surtout de trouver ma voie. Je voudrais tout de même insister sur le fait que l’alternance en école privée est un réel engagement. Le rythme, partagé entre école et entreprise, est extrêmement soutenu. Les semaines de cours peuvent excéder les 40h, j’ai eu des journées qui commençaient au petit matin à 8h pour ne se terminer qu’après 20h. Enfin, à cela rajoutez vos journées et responsabilités en entreprise. Je vous ai fait peur ? Il ne faut pas. Il faut simplement avoir conscience de l’énergie que l’alternance demande. Si c’était à refaire et que j’avais eu connaissance de ce qu’était l’alternance dès le lycée, j’aurais choisi de faire de l’alternance dès la première année post-bac.

Ensuite, étant passée par 2 écoles privées (l’une en 3ème année de Bachelor/ M1 et la seconde pour le M2) même si les cours étaient intéressants, je retiendrais finalement surtout le temps passé en entreprise. Plus que l’école, en alternance, c’est le choix de l’entreprise dans laquelle vous allez travailler qui importe. Vous allez y passer du temps alors autant que ce soit dans un secteur qui vous intéresse et où les missions vous plaisent. (En agence, les étudiants-alternants sont même souvent embauchés à l’issue de leurs études, raison de plus pour effectuer son alternance d’une structure qui vous correspond).

Vous l’avez compris, si je ne taris pas d’éloges sur l’alternance au sein des écoles privées, je ne peux cependant pas vous en dire plus sur les cursus en « initial » (sans alternance) n’ayant pas emprunté ce chemin. La seule chose que je peux en dire, c’est que, comme beaucoup d’étudiants, les universités publiques réputées m’ont moi aussi attirée mais je suis vite redescendue de mon nuage.

J’ai en effet passé les concours du CELSA et de Paris Dauphine pour un éventuel passage en M2, deux cursus qui me faisaient terriblement envies mais pour lesquels je n’ai pas été retenue. Je garde une certaine amertume quand j’y repense, car après avoir tout donné, terminé major de ma promotion en M1, je me revois lire sur le courrier d’une des deux écoles citées que mes résultats étaient insuffisants.. Qu’attendaient-ils de plus ? Ont-ils pris en compte le fait que j’étais en alternance ? Je ne le saurais probablement jamais.

Qu’importe, cela relève à présent du passé. Je ne regrette en aucun cas mon M2 en alternance au sein de l’école dans laquelle j’ai étudié. Ce fut pour moi l’opportunité de travailler dans une superbe entreprise et de conforter mon projet professionnel : travailler en communication/digital dans le secteur de la santé.

En conclusion

Vers quelle formation se tourner ? Université ou école privée ? Cela dépend avant tout de votre profil. Les personnalités les plus autonomes se tourneront sans doute vers les universités ou l’alternance. Quant à celles souhaitant un encadrement dans la continuité du lycée, l’enseignement des écoles privées sera à mon sens le plus adapté. Si jamais le cursus choisi venait à ne pas vous convenir, pas de panique ! Il vous sera toujours possible de changer l’année prochaine voire même en cours d’année dans certaines écoles.

N’hésitez pas à me contacter ou à laisser un message si vous avez des questions !

– Alexandra

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