Ton école de communication tu choisiras (3/3) : Parcours en initial VS en alternance

Si le choix de l’école est déjà un casse-tête en lui-même, choisir sa formation l’est tout autant. Si l’initial séduit toujours les étudiants en quête de stabilité, il est un type de formation qui connaît de plus en plus de succès à tel point que même les grandes écoles s’y mettent : l’alternance. 

La formation initiale ou « en initial »

Type de formation le plus classique, la formation initiale est obtenue au terme d’un cycle d’étude universitaire. L’élève, qui a le statut d’étudiant, fait le choix de suivre une formation en continue pendant laquelle il bénéficie, comme au lycée, des différentes vacances scolaires. Il pourra également, selon les écoles, réaliser un stage au sein d’une entreprise. En initial, avec un rythme de formation moins soutenu que celui de l’alternance, l’étudiant a davantage de temps à consacrer à ses études et augmente ainsi ses chances de réussite d’obtention du diplôme visé.

La formation en alternance

En disgrâce il y a encore quelques années car essentiellement vue comme l’apanage des élèves réfractaires au système scolaire, l’alternance est aujourd’hui plébiscitée par les grandes écoles et les professionnels du monde de la communication. Combinant périodes à l’école et en entreprise, elle permet aux étudiants de se confronter à la réalité du métier de communicant et de mettre en pratique la théorie acquise en amont.

L’alternance, c’est en effet l’opportunité d’affiner son projet professionnel et d’acquérir une solide expérience mais ce n’est pas tout. Autre avantage non négligeable de cette formation atypique, les frais de scolarité peuvent en effet être entièrement ou partiellement pris en charge par l’entreprise qui accueille l’étudiant. A noter que la prise en charge diffère selon le contrat signé. Qu’il s’agisse d’un contrat de professionnalisation, d’apprentissage, de partenariat ou encore d’un stage alterné, tous n’offrent pas les mêmes avantages.

Les différents types de contrats en alternance

1. Le contrat de professionnalisation
Le contrat de professionnalisation est le contrat le plus avantageux de tous. Le jeune à le statut « d’étudiant des métiers » car à la fois étudiant et salarié. Il perçoit en ce sens une rémunération mensuelle (variable selon l’âge et l’expérience) et bénéficie des avantages de l’entreprise qui l’accueille (congés, CE, RTT, primes, chèques vacances…). Mais l’atout majeur du contrat de professionnalisation est certainement la prise en charge intégrale des frais de scolarité par l’OPCA. A noter tout de même, le contrat, considéré comme un CDD, ne peut excéder 24 mois au sein d’une même entreprise (à savoir 12 mois renouvelables une fois). Comme vous l’imaginez, ces contrats sont prisés et le plus difficile revient alors à trouver un employeur.

2. Le contrat d’apprentissage
De prime abord, les contrats de professionnalisation et d’apprentissage semblent très similaires. Dans les deux cas, le jeune est reconnu en tant qu’étudiant des métiers, est rémunéré et sa formation est prise en charge. Mais à y regarder de plus près, quelques différences sont tout de même notables. Premièrement, si le jeune est rémunéré, il faut néanmoins savoir que le salaire est moins important dans le cadre d’un contrat d’apprentissage. Autre différence avec le « contrat pro » : sa durée. Le contrat d’apprentissage peut en effet aller jusque 4 ans et permet donc à l’étudiant-salarié de réaliser la majeure partie de ses études alternées au sein de la même entreprise.

3. Le contrat de Partenariat Ecole – Entreprise (CP2E)
Le contrat de partenariat est bien souvent l’alternative pour laquelle optent les entreprises ne pouvant se permettre d’engager des frais trop importants pour la venue d’un jeune. Néanmoins, si la formule est plébiscitée des entreprises, le jeune qui a le statut d’étudiant doit souvent se lancer dans d’âpres négociations avec son employeur (rémunération, prise en charge d’une partie des frais de scolarité, congés…) pour ne pas se trouver lésé. En CP2E, la rémunération est fixée au minimum à 12.5% du plafond de la sécurité sociale (au prorata du temps de présence en entreprise). Concernant les frais de scolarité, cette fois, ils sont à la charge de l’entreprise. Des retours d’expériences que j’ai, c’est à l’étudiant d’être fin négociateur pour que la prise en charge soit la plus importante possible. Enfin, comme vous l’imaginez, qui dit statut étudiant dit que vous ne pourrez pas bénéficier des différents avantages propres à l’entreprise: RTT, Comité d’Entreprise.. car vous n’êtes pas compté dans les effectifs salariés.

4. Le stage alterné
Le stage alterné est calqué sur le modèle du CP2E puisque le jeune à également le statut étudiant.
Unique différence et pas des moindre, dans ce cas précis l’étudiant signe une convention de stage ce qui implique que les frais de scolarité sont cette fois entièrement à sa charge. Vous l’aurez compris, le stage alterné est généralement le dernier recours pour quiconque souhaitant se lancer dans des études en alternance. 

Choisir son rythme de formation

Que vous choisissez d’étudier en initial ou en alternance sachez qu’il n’y a pas de mauvais choix. Si je reste convaincue que l’alternance permet de se construire en tant que futur professionnel, la théorie a également son importance. De ce fait, vous pouvez tout à fait suivre une formation très intéressante théoriquement parlant et un peu moins formatrice sur le plan professionnel ET INVERSEMENT. Une nouvelle fois, toutes les écoles et les formations ne se valent pas.

Les formations en initial se veulent dans la continuité de l’enseignement dispensé au lycée. Les étudiants bénéficient de vacances scolaires, d’horaires de cours hebdomadaires raisonnables et auront davantage de temps à consacrer à leurs partiels. En somme, les personnalités se complaisant dans le système scolaire « classique » seront certainement les plus à l’aise en initial.

Quant-à l’alternance, tout le monde n’est pas fait pour suivre cette voie. Si certes, l’aspect financier est souvent déterminant dans le choix de cette formation, faire de l’alternance demande de l’implication et un engagement sans faille de la part de l’étudiant. Il lui faudra apprendre à conjuguer sa vie personnelle, l’école ainsi que ses responsabilités en entreprise. Du fait du rythme alterné, les journées sur les bancs de l’école et en entreprise sont souvent très denses sans compter le travail personnel demandé en amont.

De plus, bien souvent en alternance, vous êtes salariés (sauf 2 cas particuliers), terminé donc les nombreuses vacances scolaires, vous avez à présent au minimum les 5 semaines légales de congés annuels (et selon les entreprises des RTT). Avec l’alternance, vous découvrirez la réalité du monde du travail, charge à vous ensuite de vous montrer à la hauteur. Ce cursus pas comme les autres s’adresse particulièrement aux personnes désireuses de se professionnaliser rapidement et de sortir du confort de l’école.

Retrouvez mon témoignage sur l’alternance : Universités VS Ecoles privées

 

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